Shadowrun : La Fragrance d'une Orchidée

S3E03 - de Lisboa à Caracas par Los Angeles

...Sur les traces des esprits Epine

Extrait du datalock AT2071Bcg7XUu2Nsq
Date: 2071-08-09
Objet: …Sur les traces des esprits Epine
Tags: Tempo, Olaya, Aztlan

Je dors plus assez… Enfin, pour être plus précise, c’est que je me repose pas. J’ai même du mal à me souvenir de ce que je fais. A peine 10 semaines qu’on a quitté le ‘plexe et pourtant… Pourtant j’ai l’impression d’avoir perdu Ex’ & Hex, Amanda et Krystal, ma famille. Pourtant j’ai l’impression que je n’y retournerai pas. Pourtant je sais pas par où m’en sortir. Ni comment.
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Dès que je ferme les yeux je me retrouve à nager dans un lac à flanc de montagne. Je suis bien, au frais sous les étoiles… Je sors de l’eau sur un vieux ponton en bois branlant. Petit à petit, je commence à me tendre sans trop savoir pourquoi, j’ai la chair de poule. Des fois ça dure un peu plus. Au loin, une aurore boréale… Ou plutôt un feu. Un putain de brasier qui enflamme le ciel. Et maintenant, juste devant moi, un cadavre sort du lac. Jamais le même. Au début c’était Yajé, enfin la femme décharnée que squatte Epine. Puis j’ai eu Salma… Puis Dae, puis Krystal… Et hier, moi.
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Ça a commencé à Caracas. Mais en réfléchissant bien ça remonte au carnage de LA. Le Bliss ne suffit plus. J’ai besoin de vraiment dormir.


Lisbonne… Tout est dans un brouillard entre shopping de luxe, missions sans queue ni tête et hallucinations à coups de BTL. Je sais même plus pourquoi on est venu ni quand on est parti. Le seul truc dont je me souviens vraiment, c’est de Ganjack en train de bouffer des cadavres de gangers au milieu d’un parking pendant que des snipers nous encerclaient… Toute l’équipe fait comme si c’était normal… Une sorte de tabou refoulé. Pas chez moi.

Après ça, direction LA avec Sacristán. Enfin fini le Bus Tour mais pas tout à fait rentrée. Quelques jours de taf tranquille. Quelques semaines en fait. Tout reste dans un brouillard. Je me souviens du début. Ca a viré au snafu à l’aérodrome. Partis pour récupérer Riveiros, on a eu un VTOL qui rentre dans un hangar sans ouvrir la porte, des pompiers qui sortent les PM plutôt que la lance, une haie d’honneur enflammée sur le périph’, des hélicos au cul et j’en passe… Rdv au sommet pour Olaya dans une tour. Salazar qui discute serré avec les autres cartels, puis les guerriers chats du Cartel d’Aztlan qui débarquent pour faire le ménage… Fuck me. J’étais en tailleur Fendi, autant dire à poil. Rien, même pas un coupe papier ! On s’abrite comme on peut, on évite la mitrailleuse lourde et les grenades mais en se barrant je me suis faite déchiqueter par un chat et son fusil. Je revois encore au ralenti la rafale sortir du canon incandescent. Les implants évitent que je sois éblouie par les flashs et aident mon oreille interne à digérer les 150dB de la rafale… mais ils ne font rien pour mon ventre ou ma cuisse quand ils se font traverser de part en part.
Snake Bite m’a dit qu’il pouvait m’avoir une armure de Firewatch… J’y pense sérieusement.

Bilan, on perd Sacristán, on embarque Riveiros mais on laisse Uribe et de Berail / Salazar. En fait, on récupère le corps de la Faiseuse mais il y a Epine à la place de Graziella. Tout le monde trouve ça normal et on part avec elle/ça jusqu’à Caracas, dans sa villa, le siège de Riveiros Applied Mnemonics sa boîte… 20 ans qu’elle bosse avec de Berail / Salazar mais elle sent que le vent a tourné. On vérifie deux de ses contacts en ville. Rayo, un jefe local, se fait doubler par un ganger qui bosse pour Salazar via un intermédiaire, Ramon. Les deux se font récupérer, Rayo est clean. Pas la même côté jet set avec la petite Rita Tuero qui a été récupérée par les Aztlans avant qu’on arrive. C’était la cousine de Salazar… La conclusion logique à toute cette merde ? On se casse après avoir reçu notre solde et on évite de Bérail comme la peste. Conclusion version Olaya ? On va à Bogotá pour tchatcher avec Salazar dans son hacienda…
Forcément ça va mal se passer.

J’ai besoin de dormir… et de me reposer. Ca y est, je sens que ça vient…
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Comments

La vérité… ou tu viens te faire soigner magiquement ou tu te fais soigner physiquement.
La bonne nouvelle c’est que pour les deux méthodes ont a un spécialiste dans le groupe…

L’autre vérité c’est que oui nous sommes dans une histoire un peu bizarre qui dépasse de loin une simple run à Seattle. J’ai tendance à engendrer ce genre d’histoire en ce moment… j’en suis désolé.

Les choses pourraient être pire ! nous pourrions être mort et nos âmes vogueraient dans un méta-plan inconnues.. je te laisse deviner que le paradis n’accueille plus grand monde depuis plusieurs dizaines d’années et que nous ne sommes pas premier sur la liste non plus.
De plus, au vue de tes affinités avec la magie, je ne suis pas sure que cette deuxième partie de ta vie te plaise réellement.. essaye donc de rester concentrer et de garder la tête sur les épaules. (cela te correspond plus)

Mon amie! Nous sommes bien vivant et malgré nos différences nous nous serrons les coudes. Nous pourrons tous bientôt aller vivre dans un Kibboutz… quand toute cette histoire sera terminée.

Mais je t’avoue que tout cela me plait assez au final.
Car qu’on le veuille ou non c’est un beau merdier.

Shalom, mon amie

 

(les logs de Jammer ne sont évidemment pas publics, et donc Farès ne peut y répondre ;) )

 

(Merde, voilà que mon subconscient prend la voix de Farès pour me pousser à percuter! S’il savait…
Enfin, j’ai pu dormir. Le dernier cauchemar a été le pire.

Cette fois aussi, je me suis vue sortir de l’eau. Cette fois je me suis entraînée dans les profondeurs du lac à travers les flammes.
De l’autre côté du miroir bleu pétrole j’étais enceinte, en train d’accoucher au milieu d’un boulevard familier, familial. Les voitures roulaient tout près sans se détourner et pourtant nous évitaient. Le bébé arrive sur moi, Nam Seun Yong. Je ne sais pas comment mais je sens qu’il est déjà éveillé. On se lève pour traverser la rue, je tiens sa main. C’est un enfant, un enfant du réseau. Les voitures roulaient tout près sans se détourner et pourtant nous évitaient.
Sur le trottoir il me laisse partir du bout des doigts. Un van arrive, une porte souvre. Un Yakusa l’arrache du sol, derrière Amanda et Lili sont bâillonnées, Nam tombe légèrement contre elles. Il a grandi maintenant. C’est l’homme que j’ai aimé.
Le van part. Un punk aux manettes d’un T-bird reste sur le bitume. Je le récupère et en me relevant je sens le 48t arriver sur moi. Je ne bouge pas, je souris.)

Ethadan

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